La lagune de Venise

ou lagune vénète est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1987

La grande lagune de Venise s’étend sur 50 kilomètres de longueur et 15 de largeur dont 8% occupés par des terres et communique avec la mer par des passes.

« Venise fut fondée sur l’ordre de Dieu au milieu des vagues, entourées d’eau, protégée par des remparts d’eau », écrivait en 1553 un des magistrats du Piovego, chargé de la gestion des eaux.

Bâtir sur des îlots de boue à peine émergées a été une gageure, la lagune de Venise est un archipel au départ inhospitalier, un labyrinthe de terres et d’eaux mêlées.

Il n’est donc pas de ville plus artificielle que Venise, exception urbaine autant que culturelle.

Les conditions naturelles y imposent l’entretien constant des édifices mais aussi du milieu amphibie où ils se dressent, ce qui implique des efforts que jamais ville n’eut à fournir avec pareille intensité.

Les îles de Venise peuvent être submergées. Les marées sont faibles dans l’Adriatique, sauf justement au Nord de ce golfe, cul-de-sac où les rives se resserent. Qu’à une haute marée, due à des conjonctions astronomiques, s’ajoutent des pluis importantes ou l’action du sirocco ( vent du sud-est) ou de la bora ( vent du nord ou le mistral de l’Adriatique si vous voulez ), et d’énormes masses d’eau sont poussées dans la lagune par les ports ( graus ) : c’est le phénomène de l’acqua alta qui inonde Venise .

A l’inverse il y aussi l’acqua bassa, pour faciliter la navigation , les parcours plus profonds sont signalés par des Ducs d’Albe ou « bricole » trois piliers reliés entre eux et enfoncés le long des canaux pour indiquer la voie navigable.

La lagune de Venise possède de très nombreuses îles mais les principales sont Venise, Chioggia, Lido, Murano, Pellestrina, Burano, San Erasmo, Mazzorbo, Vignole, Torcello, Mazzorbetto, San Lazzaro degli Armeni, San Giorgio Maggiore, San Michele, San Francesco del Deserto, San Clemente.